Et la recluse, vous demandez vous…Elle est au cœur du mystère et de la légende qui donnent au texte ses allures de conte.

Il était une fois Loxosceles rufescens, une araignée farouche mais aussi dangereuse car dans l’histoire trois vieillards meurent après avoir goûté son venin…Adamsberg et sa brigade enquêtent sur le meurtre d'une femme renversée par un 4x4 quand l'attention du commissaire est attirée par des recherches faites par Voisenet au sujet des décès récents par morsure d'araignée recluse, morsure qui, habituellement, nécrose les chairs mais ne tue pas.

Mais « recluse » ne peut-il pas être entendu dans un autre sens ? Chez Vargas les idées, les images sont associées dans une danse qui se retrouve au cœur d’une enquête qui progresse avec une lenteur croustillante, qui nous amène sur des pistes insoupçonnées…je dirais même dans un nouveau monde à découvrir.

Comme toujours dans les romans de Fred Vargas, le scénario est complexe, à la limite du concevable et plusieurs affaires sont encastrées les unes aux autres mais toujours dans une enquête rigoureuse.

L’auteure nous charme avec ses mots, véritables friandises que l’on décortique lentement…L’image que je retiendrai : je goûterai bien un bon Madiran avec une bonne garbure.

Un vrai délice de se faire prendre dans la toile de la recluse.